Le lac Kénogami et les rivières Chicoutimi et Aux Sables sont les principales sources d’approvisionnement en eau potable de la Ville de Saguenay. L’Association pour la protection du Lac Kénogami (APLK) a participé au Réseau de surveillance volontaire des lacs (RSVL) du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte
contre les changements climatiques (MDDELCC) entre 2008 et 2014 (Ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP), 2002a1 ).
Les différentes stations suivies ont révélé des concentrations de phosphore et la présence de certains signes d’eutrophisation qui animent des préoccupations chez différents intervenants. En 2010, un comité a été créé pour la mise sur pied d’un projet pilote visant l’amélioration de la qualité de l’eau de la baie Cascouia et regroupant les municipalités de Saguenay et de Larouche, l’Association de protection du lac Kénogami (APLK), le Comité de bassin versant du lac Kénogami et des rivières Chicoutimi et aux Sables (CBLK), ainsi que l’Organisme de bassin versant du Saguenay (OBVS).
L’Organisme du bassin versant du Saguenay (OBVS) a procédé à la caractérisation des bandes riveraines et du littoral du lac Kénogami entre juin 2011 et juillet 2012 et des bandes riveraines de la rivière aux Sables à l’été 2014.
L’étude de caractérisation met en lumière que certains secteurs du lac Kénogami ont des bandes riveraines qui présentent des lacunes en végétation naturelle, réduisant de façon importante leurs rôles écologiques bénéfiques pour la santé du plan d’eau. Les secteurs les plus affectés par la dévégétalisation des bandes riveraines sont les baies Gélinas, Dufour, Cascouia et Chouinard. L’état des bandes riveraines de la rivière aux Sables et de la qualité de l’eau montre que la rivière aux Sables n’est pas dans un état critique, sans être pour autant satisfaisant.
Afin de restaurer et de protéger la qualité de l’eau et de préserver durablement ses différents usages, dont l’approvisionnement en eau potable d’environ 120 000 personnes, l’Organisme du bassin versant du Saguenay a recommandé de revégétaliser les bandes riveraines détériorées. L’enrichissement de l’eau en éléments nutritifs, en particulier en phosphore, est un facteur prédisposant les plans d’eau à l’eutrophisation et au développement des fleurs d’eau d’algues bleu-vert. Ces éléments nutritifs sont naturellement présents dans les écosystèmes aquatiques, mais leur enrichissement par des sources anthropiques (rejets agricoles, domestiques, industriels, etc.) peut être problématique. À ce niveau, les bandes riveraines végétalisées jouent un rôle primordial en régulant le transfert du phosphore vers les milieux aquatiques
Extrait des rapports techniques rédigés par OBVS.
Caractérisation des bandes riveraines de la rivière aux Sables, Rapport technique préparé pour la Ville de Saguenay, 2014.
Caractérisation des bandes riveraines et du littoral du lac Kénogami, Rapport technique préparé pour la Ville de Saguenay, 2011-12.
Objectif principal
Diminuer la quantité d’éléments nutritifs rejetés dans le lac Kénogami et la Rivière-aux-Sables.
Objectifs spécifiques
- Revégétaliser la bande riveraine de 27 terrains;
- Concevoir les plans d’aménagement;
- Plantation des 7 100 végétaux;
- Reboisement de 0,7 hectare.
Bilan du projet
La cible de départ était de revégétaliser 27 terrains, au total, c’est 28 terrains qui ont été faits, donc un de plus que prévu. Quatre autres riverains ont reçu la visite du chargé de projet et ont eu un plan d’aménagement. Ils se sont cependant désistés à la dernière
minute, refusant de passer à l’étape de plantation. Ils ont rapidement été remplacés par d’autres riverains.
Au total, c’est 6 905 végétaux qui ont été plantés sur une superficie totale de 1,6 hectare (12 597 m2). En moyenne, 247 plants ont été mis en terre et 450 m2 de superficie ont été revégétalisés par terrain. La cible de départ de 0,71 hectare de superficie revégétalisée a largement été dépassée. Cependant, un peu moins de 7 100 végétaux ont été plantés. Dans ce secteur, les terrains sont très grands, il est facile de convaincre les riverains de faire le 4 mètres obligatoire. Plusieurs riverains ont planté des arbres dans la zone de 4 à 10 mètres, ce qui augmente considérablement la superficie totale reboisée.
Le projet s’est bien déroulé dans son ensemble. Le fait que les riverains possèdent de très grands terrains facilite beaucoup le travail de recrutement. De plus, puisqu’il ne s’agit pas des premières interventions en bandes riveraines dans ce secteur, la population commence tranquillement à être sensibilisée et à prendre conscience de l’importance de poser des actions concrètes pour préserver la qualité de l’eau.
Partenaires
Ce projet s’inscrit dans le cadre du Plan algues bleu-vert de la Ville de Saguenay, coordonné par l’Organisme de bassin versant du Saguenay, et est rendu possible grâce à l’appui financier du gouvernement du Canada agissant par l’entremise du ministère fédéral de l’Environnement et de la Ville de Saguenay.
